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Sommet mondial Creative Commons 2015 – Présentation

Le Global Summit Creative Commons réunit tous les deux ans la communauté des experts, des chercheurs et activistes issus des chapitres affiliés (affiliates) nationaux.
Ce sommet cette année a eu du lieu du 14 au 17 octobre 2015 à Séoul (Corée). Les 80 chapitres actuels avaient envoyé près de 300 représentants enthousiastes provenant de 50 nationalités différentes.
Autant dire que ce rassemblement a été une rencontre utile pour échanger les dernières informations et tendances marquantes d’une communauté aussi multiculturelle, et organiser l’agenda et les priorités des prochaines années entre la direction mondiale (HQ Creative Commons)  et les Commoners.
CC France était représenté par Primavera de Filippi, chargé de recherche au CNRS  expert juridique pour CC France, Danièle Bourcier, directrice de recherche, responsable scientifique CC France,  et Anna Scius Bertrand, responsable Communauté CC France.

 

Trois articles sont consacrés à ce sommet : la présentation, les conférences plénières et les ateliers.

 
Un hommage à la société du  partage
 

Ces trois journées avaient pour thèmes, à travers CC, la célébration du partage, les œuvres du partage et le futur du partage.
Les discussions portaient sur les sujets comme l’Open data, l’Open access, la neutralité du net, les plateformes, Wikipedia,  l’open GLAM,…, avec, en toile de fond, les forts besoins de changement dans les orientations du copyright (WIPO) et l’importance du domaine public numérique (la bibliothèque en ligne Europeana par exemple). Le domaine public constituait un autre axe particulièrement sensible car il pose de nouveaux problèmes lorsque les Etats le transforment  notamment en Afrique en domaine public payant.
Cette année, le Global Summit avait inclus dans la liste d’invités, les organisations et individus qui voulaient travailler sur « des projets partagés qui fassent avancer la cause des Communs, la free culture, et l’Open knowledge ». A ce titre, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) avait été invitée à se joindre aux affiliés avec l’objectif de stimuler la culture du partage des œuvres numériques à travers Creative Commons notamment en Afrique francophone, où, par ailleurs, la culture des Communs est ancestrale.

 

L’interaction entre  CC et artistes
 
L’équipe CC coréenne qui comprend une dizaine de personnes avait organisé magnifiquement les choses. Les débats et conférences ont eu lieu  au Musée National, au Content Korea Lab et au Musée linguistique Hangeul.
Un évènement artistique a eu lieu, comme il se doit dans un pays connu pour le design, au Musée d’Art et de Design où ont été présentées des œuvres d’artistes fondées sur le remix et la copie (en 3D) et labellisées Creative Commons. Makeable City, titre de l’exposition, avait pour finalité de montrer comment l’art peut intervenir dans la ville à travers les artistes et les designers.
 
L’agenda issu du Sommet
 
Concernant le pilote Ascribe/ CC-FR : en accord avec Ryan Merkley, CEO de CC Monde, il a été décidé de continuer le pilote au niveau décentralisé (c’est-à-dire des affiliés volontaires) et d’en faire une évaluation dans un rapport à 6 mois qui lui sera remis.
Concernant la traduction des licences: les licences en français devraient être terminées dans le courant du mois de novembre (suite à la réunion avec Diane Peters). Un projet à préciser a été lancé, celui de faire un ouvrage sur l’expérience vivante de la traduction des licences CC (4.0) en plusieurs langues.

Concernant la certification CC : CC France s’est inscrit dans le programme d’élaboration et de test de la certification avec Cable Green. CC France appuie cette certification car il doit lancer un programme de formation en 2016. Le fait qu’un certificat CC puisse être délivré à la fin d’une session constitue une valorisation de la formation dispensée et une légitimité de l’équipe CC qui la délivre.

Concernant le support à la francophonie numérique : ces mêmes formations de formateurs, initialisées par CC France pourraient être adaptées à plusieurs publics avec divers niveaux d’expertise, pour rassembler ou partager des initiatives,  notamment dans les pays francophones.